Le vote par Internet et Telecomix : précisions

Suite à la publication de l’analyse au sujet du vote par internet en France pour les législatives de 2012 certaines personnes se sont demandé pourquoi j’ai cité Telecomix :


Et autres …

Je me doit donc d’apporter quelques précisions importantes :

  • Certaines personnes de Telecomix, m’ont filé un coup de main pour réaliser cette analyse. Ces personnes, (en tout cas celle qui m’a le plus aidé) ne veulent pas divulguer leur identité, même sous la forme d’un pseudo.
  • Dans mon article j’ai toujour évoqué « des agents de Telecomix. », jamais Telecomix en tant que tel.
  • Telecomix ne reconnait pas de leader, même si certaines personnes sont plus actives que d’autres, il y a juste des points de rendez-vous (irc). Il n’y a donc pas d’autorisation à demander à qui que ce soit pour citer Telecomix ni pour s’en dire membre.
  • La plupart des agents de Telecomix et notament « le coeur de réseau » n’a effectivement pas été informé que je travaillait là-dessus ni que j’avait cité le nom du cluster. J’admet que ça aurait été mieux même si je ne voit pas en quoi c’est un problème.

Enfin, mon but ici n’est pas de troller. Si la manière dont j’ai cité Telecomix dérange qui que ce soit je l’invite à venir en parler :)

À méditer

On peut abandonner son intégrité pour presque rien mais c’est tout ce que nous possédons réellement, tout ce qui nous reste à la fin.
Et dans ce petit espace, nous sommes libres.

Le vote par internet en France : risques de fraudes !

Voici une analyse du dispositif de vote électronique prévu pour les législatives de 2012 publiée en association avec le collectif des désobéissants et des agents de Telecomix (précisions importantes sur ce point).

La diffusion de ce document autour de vous et, plus généralement, l’information de la population sur les risques de ce dispositif est une première étape vers son refus au niveau de l’état. Pensez-y !


Les élections sont un moment essentiel de la vie démocratique d’un pays. Mais pour qu’elles soient légitimes, leur transparence et la possibilité offerte aux citoyens d’en contrôler le processus doivent être garantis. Ce ne sera pas le cas aux prochaines législatives.

Aux élections législatives de 2012, les citoyens français expatriés se verront proposer une nouvelle modalité de vote : le vote par internet. Même s’il ne s’agit que d’une minorité d’électeurs, le processus électoral doit être irréprochable. Il ne le sera pas.

Le document suivant se propose de synthétiser les différents points qui conduisent à mettre en cause le vote par internet prévu en mai et juin prochain. Notre synthèse s’appuie notamment sur les sources suivantes :

  • Document 1 : Plaquette de présentation du dispositif « Pnyx Government »
  • Document 2 : L’analyse du système Pnyx par l’université d’État de Floride
  • Document 3 : Un rapport présenté au Congrès des États-Unis par l’U.S.-CHINA ECONOMIC AND SECURITY REVIEW COMMISSION
  • Document 4 : Une page web expliquant le déroulement des élections professionnelles 2011 de l’Éducation Nationale qui utilisaient la même technologie.
  • Document 5 : Une lettre du Directeur des Français de l’étranger et de l’administration consulaire au Ministère des Affaires étrangères.

Comment ça marche ?

Le fonctionnement du logiciel de vote étant un secret industriel, nous nous baserons sur les documents 1, 2 et 4 pour définir le fonctionnement du dispositif électoral sur internet. Aucune documentation technique détaillée relative à ce dispositif électoral ne figure cependant sur les sites gouvernementaux français.

Le déroulement du vote par internet (dispositif Pnyx) sera le suivant :

  1. Les électeurs qui en ont fait la demande auprès de leur consulat recevront par courrier leur identifiant ainsi qu’un mot de passe qui y est associé.
  2. Ils pourront, durant une semaine pour chaque tour, voter par internet sur le site web : http://www.monvotesecurise.votezaletranger.gouv.fr/.
  3. Ils consulteront la page depuis le navigateur internet, celle-ci est hébergée dans le data-centre de la société Scytl en Espagne. La mise en place et l’administration du système de vote électronique sont en effet réalisées par une entreprise privée basée à Barcelone qui n’a pas de bureau en France. Les serveurs web qui accueilleront les électeurs sont eux-mêmes en Espagne. C’est la première fois qu’une élection est ainsi partiellement sous-traitée et même délocalisée.
  4. À l’aide d’une application Java lancée automatiquement sur l’ordinateur de l’utilisateur, l’électeur renseignera ses identifiants, effectuera son choix de vote et confirmera. Il recevra ensuite un reçu.
  5. L’application Java effectuera une signature électronique et un chiffrement du bulletin de vote et l’enverra vers le data-centre de scytl. Seul le gouvernement français disposera des clés cryptographiques nécessaires au déchiffrement du bulletin de vote.
  6. Une fois la période de vote close, le gouvernement récupèrera l’ensemble des bulletins de vote électroniques par internet et procédera à leur déchiffrement et au comptage des voix de manière automatisée.
  7. Une fois les élections terminées, les électeurs pourront vérifier à partir de leur reçu que leur vote a bien été pris en compte à l’aide d’une page web gouvernementale prévue à cet effet.

Aucune preuve d’un décompte honnête des votes

Le vote électronique pose un problème de transparence évident pour plusieurs raisons :

  • Il n’existe aucune preuve que le gouvernement a procédé au comptage des voix de manière honnête
  • Les modalités de fonctionnement du dispositif sont des secrets industriels détenus par une entreprise privée
  • Une très petite part de la population a les capacités nécessaires pour auditer un tel système. Son fonctionnement restera donc incompris par la plupart des électeurs.

Problèmes de conception : des risques à toutes les étapes

Le dispositif Pnyx présente à nos yeux certaines faiblesses de conception. On entend par « faiblesse de conception » une faiblesse présente même si les spécifications tech\
niques de la solution ont été implémentée de manière optimale.

Les ordinateurs des électeurs sont piratables

L’ordinateur de l’électeur est un élément central du mécanisme de vote par internet. Un utilisateur malveillant qui aurait un accès en tant qu’administrateur à l’ordinateur pourrait, de manière discrète, modifier le comportement des applications exécutées par l’électeur, notamment du navigateur internet ou de la machine virtuelle Java qui exécute l’application de vote. D’où une perte de confidentialité possible du vote et surtout le risque d’une modification malveillante du vote lui-même. La manipulation pourrait être indétectable par les services gouvernementaux et par Scytl car elle aurait lieu uniquement sur l’ordinateur de l’électeur.

La plupart des citoyens ont des compétences très limitées en sécurité informatique. Ils sont donc très vulnérables à une éventuelle prise de contrôle de leur ordinateur à distance et à leur insu. Il existe plusieurs moyens d’obtenir un accès à distance, en tant qu’administrateur, de n’importe quel ordinateur. Certains faits montrent que la menace de compromissions des ordinateurs personnels est une réalité. Par exemple :

  • Le virus informatique Stuxnet, l’un des plus perfectionnés jamais découverts, utilisait 4 failles de sécurité différentes, toutes inconnues jusqu’à la découverte du virus. Les spécialistes estiment que le virus a été développé en quelques mois par une équipe de 5 à 10 personnes. Il était totalement indétectable par les logiciels anti-virus et est parvenu à arriver jusqu’au cœur de centres nucléaires iraniens qu’il a en parti détruits.
  • En 2008, des pirates informatiques ont vendu l’accès à un mouchard présent sur 40 000 à 100 000 ordinateurs à 25 000 € à un tiers, soit moins de 1 € par ordinateur contrôlé.
  • Un grand nombre de « maillons » de la chaîne de production des différents composants matériels et logiciels d’un ordinateur peuvent potentiellement installer une « porte dérobée », c’est-à-dire un mécanisme discret permettant la prise de contrôle à distance de l’ordinateur. Cette menace est actuellement prise très au sérieux par les États-Unis au sujet du matériel « made in China ».

Le réseau Internet est loin d’être « blindé »

On sait que pour aller d’un point à un autre sur internet, une information passe généralement par plusieurs dizaines de machines reliées entre elles par divers supports (wifi, câble cuivre, fibre optique etc.). Chacune de ces machines connaît la source et la destination de l’information qu’elle transmet. Certaines personnes ont des accès « administrateur » sur ces machines. Ces accès peuvent être légitimes dans le cas d’un technicien de maintenance, d’un administrateur du réseau d’un Fournisseur d’Accès Internet (FAI) ou d’un service gouvernemental par exemple. Ils n’en demeurent pas moins vulnérables à la corruption, à la malveillance, etc. Ils peuvent être illégitimes dans le cas de pirates.

Toute personne ayant un accès administrateur sur une des machines peut altérer ou rediriger de façon ciblée des informations, afin, par exemple, de faire utiliser aux électeurs une fausse application Java de vote qui enregistre un choix différent de celui voulu par l’électeur ou qui compromet la confidentialité du bulletin de vote électronique. Enfin, on ne peut pas exclure le risque d’une coupure malveillante de l’accès au site pour tel ou tel électeur, par exemple par zones géographiques.

La structure d’internet fait qu’il n’est parfois même pas nécessaire d’avoir un accès administrateur sur l’une des machines qui relaient l’information pour pouvoir la détourner ou l’empêcher d’arriver à destination. En 2008, le Pakistan a voulu bloquer l’accès au site Youtube depuis son territoire. Une erreur de configuration a coupé l’accès au site depuis l’Europe et une partie de l’Asie. Plus grave, en 2010, les connexions vers des sites gouvernementaux des États-Unis ont été détournées vers des serveurs en Chine avant d’être finalement amenées à destination de manière transparente. Des informations hautement confidentielles ont ainsi transité par les serveurs chinois et ont très probablement été enregistrées (voir document 3).

Ces exemples montrent qu’aujourd’hui, aucun gouvernement ne peut contrôler entièrement le chemin emprunté par les informations qui transitent sur internet, ni par conséquent empêcher leur altération.

La signature de l’application Java ne protégera pas contre l’altération de l’application durant son transit par internet car il est relativement facile de faire signer n’importe quelle application. L’utilisation d’un protocole sécurisé pour accéder à la page web (HTTPS) n’apporte qu’une protection limitée car il est possible d’utiliser des astuces liées aux spécificités du web (comme le montre le logiciel SSLStrip) pour contourner la protection. Il est également possible, bien que relativement difficile, de fabriquer un faux certificat en compromettant l’infrastructure de Scytl ou une autorité de certification électronique et ainsi mener une attaque « propre ». Des compromissions d’autorités de certification ont été observées ces dernières années. Le virus Stuxnet utilisait ainsi de faux certificats.
Quoi qu’on en dise, la page actuelle du dispositif prévu pour les législatives n’utilise pas le protocole sécurisé HTTPS mais le protocole non-sécurisé HTTP.

La société Scytl : notre vote est-il entre de bonnes mains ?

L’entreprise Scytl assure le bon déroulement de l’élection par internet et héberge le site web de l’élection ansi que l’application Java et le système de collecte de votes. L’entreprise (ou certains de ses employés, avec ou sans l’accord de la direction) peut donc, par exemple, modifier l’application Java afin de ne pas respecter le choix des électeurs ou la confidentialité des bulletins de vote. L’entreprise peut aussi ne pas prendre en compte les votes de certaines personnes sélectionnées d’après certains critères comme par exemple la localisation géographique.

La possibilité que quelqu’un d’extérieur à l’entreprise puisse administrer le serveur, à l’aide d’un piratage informatique ou d’une autre forme de compromission (corruption, abus de faiblesse afin d’obtenir un accès illégitime…) doit être prise en compte étant donnée l’importance des enjeux.

L’État français contrôle peut-être, mais qui contrôle l’état français ?

Une action de malveillance de la part du groupe de fonctionnaires chargés du dépouillement constituerait la compromission ultime du système de vote par Internet. Le gouvernement (ou ses agents) est capable, avec ce système, de modifier les résultats d’une élection de manière totalement indétectable (sauf fuites ou résultats aberrants). Le document 2 précise d’ailleurs que le système n’offre aucune protection contre un ennemi venu de l’intérieur.

Implémentation douteuse

Le document 2 comporte une part importante d’analyse détaillée de la réalisation du projet et du résultat obtenu, il pointe notamment les éléments suivants :

  • Un manque de documentation sur le cycle de développement de l’application et ses spécifications détaillées.
  • Certaines parties de la solution sont écrites en C++. D’après l’équipe qui a rédigé ce document ce choix n’est pas justifié, d’autant plus que de nombreuses fonctions « à risque » (d’un point de vue sécuritaire) sont utilisées.
  • Un manque d’analyse statique et de tests.
  • Du laxisme dans le versionnage, modifications sans changement du numéro de version.
  • Des bugs, dont certains entraînent des risques de sécurité.
  • Des faiblesses et des imprécisions en matière de cryptographie.

Pour plus de détails sur ces éléments je vous encourage à consulter le document 2.

Cette courte énumération montre un manque de rigueur de la part de Scytl dans le développement de Pnyx.

Conclusion

Du fait de sa conception, le système de vote par Internet utilisé pour les législatives 2012 présente de multiples vulnérabilités. Des faits récents montrent qu’elles ont déjà été exploitées dans d’autres contextes. Même si dans certains cas d’attaques il serait en théorie possible de détecter l’anomalie (avec l’aide d’experts en sécurité informatique), l’attaque peut dans tous les cas être particulièrement discrète aux yeux d’un utilisateur moyen et ciblée sur des populations dont les compétences en sécurité informatique sont statistiquement moindres (zones rurales, personnes âgées, etc.). Enfin, il existe des scénarios dans lesquels l’attaque serait totalement indétectable ou largement indétectable, et passerait dans ce dernier cas pour une simple erreur si elle venait à être détectée.
L’opacité du système, qui empêche le citoyen de vérifier avec un degré de certitude élevé qu’il n’y a pas eu de fraude est le premier et le plus évident des problèmes posés par ce système. Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, on exigera de l’électeur une confiance aveugle, car privée de regard envers le gouvernement chargé de l’organisation du scrutin. À supposer même que le gouvernement et son prestataire privé Scytl puissent être de bonne foi, eux-mêmes ne peuvent absolument pas garantir une protection totale de nos votes contre les failles relevées. Les résultats pourront donc être faussés, et il est possible que nul de s’en aperçoive.
Tous ces éléments doivent mettre en garde les citoyens français et leur élus afin qu’ils s’opposent à la mise en pratique d’un tel système de vote. Si un tel système était mis en place la légitimité du processus électoral français pourrait être remise en question et la confiance des Français dans ce système pourrait être affaiblie. Nous demandons le retrait de ces machines et nous vous invitons à faire tout ce qui sera nécessaire pour démontrer la possibilité de fraude.


Cette analyse ainsi que tous les documents annexes sont présents dans cette archive. Gardez en une copie (en prévision des attaques informatiques que pourrait subir ce site). Cette archive contient aussi l’applet java utilisé pour le vote !
Amateurs de reverse, amusez vous et faites nous profiter ! Ce logiciel vous permet d’avoir un code java propre à partir du .jar.

N’hésitez pas à me contacter et à me suivre sur ma page Facebook ou mon compte twitter pour rester informé.

Clip de campagne de Sarkozy, c’est quoi le message ??

Le FN a réalisé un score historique en avril 2012. Sarkozy a besoin de voix, mais jusqu’où est t’il prêt à aller pour draguer l’électorat frontiste ?

Je ne pense pas être le seul à avoir été choqué par le clip de campagne de Sarkozy pour le 2ème tour le l’élection présidentielle.

Alors que les principales préocupations des français sont, d’après les sondages, l’emploi et le niveau de vie, Nicolas Sarkozy a décidé de « mettre la frontière au coeur de la campagne » (c’est lui qui le dit).

L’intégration est parfois un échec dans ce pays, dans quelles proportions je ne le sais pas. Les explications à celà sont surement plus complexes que le nombre trop élevé d’immigrés. Quid de la ghettoisation des immigrés dans certaines zones ? Du communautarisme ? Que dire du rôle de l’éducation nationale dans l’intégration ? Comment vivre ensemble ? En partageant des valeurs communes ? De projets communs ? Autant de questions auxquelles Sarkozy préfèrera la conclusion simpliste « il y a trop d’immigrés ».

Des flics en train de fouiller des étrangers, c’est donc celà l’idéal de Nicolas Sarkozy pour ce pays ?

Et n’y a t’il rien d’autre à mettre en avant dans un clip de trois minutes que ces images ? Quelles propositions pour le niveau de vie et la situation économique dans le pays ? Que faire pour la jeunesse ? Pour la recherche ? La santé ? La hiérarchie des priorités de Sarko donne froid dans le dos.

 

Skype, c’est vraiment hardcore

Vous avez entendu parler des gens qui se sont fait localiser et arrèté à cause d’un coup de fil passé via Skype ? Vous pensez qu’il faut 10 millions de dollars et des satellites militaires pour réaliser de telles prouesses ?

Détrompez-vous ! N’importe qui (ou presque) peut vous localiser à l’aide de votre adresse ip si il connait votre identifiant Skype et que vous êtes connecté, voyez par vous même.

Si une IP publique apparait, vous pouvez cliquer dessus pour utiliser un outil de géolocalisation.

Si vous devenez parano, je vous conseil ce petit guide :)

Dieu voterait Sarkozy ou la religion dans la campagne présidentielle

Durant la campagne présidentielle, voici le genre d’email que vous pourriez recevoir :
Objet : « Françaises, Français … priez »
Corp du message :

« N’ayez pas peur !

Mais ouvrez vos yeux…

L’espérance habite les catholiques, ou chrétiens plus généralement.

Sans céder par conséquent à un catastrophisme mauvais conseiller, on ne doit pourtant pas s’interdire, au sujet de la suite des élections, d’observer l’avancée des choses avec perplexité, sinon inquiétude.

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, les deux candidats attendus restent en lice. Le fait est qu’au nombre des enjeux de cette joute nationale on trouve des sujets qui, tels l’avortement, l’euthanasie, la bioéthique, le mariage et l’adoption pour les homosexuels, et autre théorie du genre, tracent une ligne qui ne peut plus, aujourd’hui, ne pas déterminer notre choix de chrétien.

Or le programme de M. Hollande constitue ici une atteinte à l’amour infini que le Créateur nous porte (“ Homme et femme Il les créa… ” etc.). S’il devait être mis en œuvre, les Français et les Françaises, sans doute les petits plus que les grands, et pas forcément loin de nos maisons, en souffriraient dans leurs corps et leurs consciences, plus encore qu’ils souffrent déjà, aujourd’hui, des méfaits d’une confusion des “ genres ” galopante.

Il nous faut appeler un chat un chat : M. Hollande, flanqué de ses alliés communistes dont Dieu sait pourquoi personne – ni à droite ni très à droite – ne rappelle le bien qu’ils ont fait à la planète au siècle dernier, a écrit un programme malfaisant. L’autre candidat, dont on peut débattre des qualités et des défauts, n’a en tout cas pas ce tort, et personne ne peut affirmer avec certitude qu’il cèdera inéluctablement à la pression du monde sur les sujets ci-dessus, d’autant qu’il n’aura pas à préparer un mandat supplémentaire. Il aura en tout cas contribué à retarder l’échéance, ce qui n’est déjà pas si mal.

Entre deux maux, il faut choisir le moindre. S’abstenir, c’est laisser la porte ouverte au premier des deux candidats évoqué ci-dessus. Les enfants adoptés par des couples homos, entre autres, nous en demanderont raison lorsqu’ils seront en âge de le faire.

C’est aussi de cela que l’on doit se souvenir si, pour sacrifier demain en espérant sauver après-demain, l’on est tenté de donner sa voix, délibérément, au même M. Hollande ; accélérer résolument la marche notre société vers une sorte de chaos en spéculant sur le “ bonheur ” qui pourrait suivre, n’est-ce pas s’ériger bien aveuglément en maîtres du feu purificateur ?

On peut ne pas partager cette analyse.

Le cas échéant, on admettra au moins que Dieu a certainement une préférence... et qu’il nous revient de nous y rallier. Notre prière doit demander la lumière du très-haut, et porter dans le même élan tous nos concitoyens, quels qu’ils soient. Tous ces Français qui sont depuis trop longtemps malmenés dans leur corps et leur esprit ont besoin de nous.

Notre humble mais confiante prière doit porter jusqu’à l’échéance des élections législatives, car leur enjeu est au moins aussi important que celui des présidentielles.

Si ce n’est déjà fait décidons-nous donc à prier, l’intercession de notre sainte Mère des Cieux étant ici un puissant instrument que nous a laissé le Christ pour gagner son cœur sacré. Si des centaines, des milliers, de personnes récitent entre les deux tours des présidentielles et des législatives la neuvaine qui suit, ou une autre prière du même esprit, nous pouvons espérer que demain sera moins dur que ce que les sondages annoncent.

O Vierge immaculée, mère du Christ et notre mère bien-aimante, nous venons humblement déposer à vos pieds notre souci à l’endroit de ceux qui dirigeront prochainement notre pays.

Vous êtes la sainte patronne de la France. Vous l’avez couverte de votre tendre protection plusieurs fois, aux heures les plus angoissantes de sa longue histoire. Malgré nos manques d’amour, nos infidélités, nos oublis, nous vous supplions aujourd’hui d’œuvrer à ce que demain, notre pays soit gouverné avec le plus de sagesse possible.

Eclairez-nous, et éclairez nos compatriotes, pour que nous discernions ceux sur qui, selon votre cœur immaculé, doit porter notre choix. Nous vous le demandons pour nous-mêmes et nos proches, pour tous les Français que votre divin fils et vous-mêmes aimez malgré leurs péchés, car notre Créateur ne veut pas leur souffrance.

Nous mettons, sainte Reine de France, toute notre confiance entre vos mains, certains que notre Sauveur entendra, par Vous, notre prière, et nous nous abandonnons dès maintenant à la volonté parfaite du Père, vous demandant enfin de nous donner toujours la force de prier pour nos gouvernants, quels qu’ils soient. Amen. »

Celà vous fera peut-être rire mais ce genre de campagne, que je croyais d’une autre époque, est une réalité en France.

Ne mélangeons pas tout, cet email peut être qualifié de « gentil » à coté de la charge virulante contre François Hollande de l’Institut Civitas (joyeuse équipe de catholiques intégristes).

Les fondamentalistes chrétiens, bien que moins dangereux que leurs équivalents musulmans ne doivent pas être pris à la légère. Disons les choses clairement, la théocratie n’est pas compatible avec la démocratie. Même si certains pays ont vu la théocratie sortir des urnes, il n’y a aucun exemple de théocratie forte qui a respecté les droits de l’homme, la liberté de culte et d’expression.

Faut-il rappeler au monde ce qu’était l’inquisition ?

Je vous conseil ce documentairepour méditer la question. Il y montre ce qui se passe outre-Atlantique où ce genre de phénomène prend une plus grande ampleur et est aussi beaucoup plus radical.

Forsane Alizza : Game Over

Forsane Alizza : intervention du GIPN

Et ouais, sauf attentat kamikaze, ça finirait forcément comme ça …

Petit rappel pour ceux qui n’ont pa suivit toute l’histoire. Il était une fois un petit groupe Islamiste provocateur en France, entre articles virulents sur internet et crémation du code pénal français devant un tribunal le groupe se revendique non violent (tout en affichant une certaines admiration pour Ben Laden). Le groupuscule a été dissoud en février par Claude Guéant et leur site internet est en mode maintenance.

Suite à l’arrestation de leur leader, on peut lire le message suivant sur leur site internet :

Après la troublante histoire de Toulouse qui coïncide miraculeusement avec les élections présidentielles et les sondages donnant le président sortant au plus bas. Sarkozy continue dans sa méthode (bien rodée) qui consiste à saturer les médias par sa présence.

Comme annoncé fréquament durant l’année 2011 par l’ex porte-parole de Forsane Alizza (Mohammed Achamlane alias Abou Hamza): « A l’approche des élections présidentielles, le gouvernement n’ayant rien contre Forsane Alizza et ses membres, cherchera à tout prix à nous incriminer, quitte à venir perquisitionner chez nos membres et prétendre avoir découvert des armes. J’ai de bonnes raisons de le penser. Je vous préviens dès maintenant que je n’ai ni armes, ni explosifs, ni drogues, ni même quoi que ce soit d’illégal. Si cela venait à arriver, soyez intelligent réfléchissez et souvenez vous que depuis sa création et jusqu’à la fin, Forsane Alizza use et n’usera, que sa liberter d’exprétion et son droit de manifester. D’ailleurs toutes nos actions sont non violentes et elles le resteront.

Souvenez-vous que ce que je dis, car cela se passera probablement en 2012 à l’approche des élections. C’est ce que je pense. Malgré la menace de false flag, je ne reculerai pas afin de montrer à tout le monde l’hypocrisie démocratique à la française et la (pseudo) liberté d’expression à géométrie variable.

Je vois déjà une photo de moi bien choisie, avec une bien méchante tête [rire]. »

Une non violence à géométrie variable pour un groupe qui a déclarer que l’option d’une lutte armée n’est pas exclue.
D’autre part, des AK-47 ont été trouvées au domicile du porte-parole (et leader) du mouvement.
Enfin, pour ceux qui se posent encore la question du pacifisme de ce groupe je vous propose cette petite vidéo de communication sur leurs entrainement :

Au vu des nombreuses réactions complaisantes à l’égard de ce groupe que j’ai pu lire sur internet je tiens à préciser ce que j’en pense.

 

Et aussi ici.

Si vous avez des infos complémentaires faites le moi savoir :)